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Drainage

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Sorties de drain: un nouvel exemple prometteur

Avril 2015: présentation du site aux exploitants de la zone Agrimieux Aquae Seille

Depuis 2014, un nouveau chantier pilote sur l’aménagement des sorties de drainage a vu le jour à Jallaucourt en partenariat avec l’Agence de l’Eau Rhin-Meuse. Premier point sur l’évolution des systèmes testés.

En 2013, l’EARL aux Loups à Jallaucourt engage les démarches pour drainer une parcelle de 35 ha. Dans le cadre du dossier de Déclaration Loi sur l’Eau, rédigé avec l’exploitant par la Chambre d’agriculture de Moselle, une réflexion est menée sur les mesures compensatoires à mettre en œuvre pour que le dossier soit validé par la Police de l’Eau.

Déconnecter la sortie de drain du cours d’eau : un double avantage

Les mesures proposées habituellement sont de déconnecter les sorties de drain des cours d’eau par la création de dispositifs épuratoires. Du simple fossé linéaire d’une dizaine de mètres au bassin de décantation plus évolué, les possibilités sont étudiées en fonction des contraintes du terrain et de l’exploitant. La mise en place de ces dispositifs a un double avantage :

- pour le milieu, car les éventuels lixiviats azotés, résidus de produits phytosanitaires et matières en suspensions ne se rejettent pas directement dans le cours d’eau. Ils peuvent se déposer et/ou être dégradés dans l’aménagement nouvellement créé;

- pour l’agriculteur car il peut intervenir pour curer le dispositif sans demande d’autorisation. Le fait d’arrêter le réseau de drainage avant la bande enherbée permet également de réduire les risques de bouchage des drains par la végétation.

Le contexte particulier du dossier, à savoir un cours d’eau traversant la parcelle partiellement busé et dont le lit a été endommagé par le bétail et la présence de zones humides sur la parcelle, a conduit à proposer à l’exploitant de servir de chantier pilote pour la mise en place de différents dispositifs épuratoires et la réhabilitation du cours d’eau.

Pour le cours d’eau, la buse qui détournait une partie du courant a été retirée. Le chenal d’écoulement a été redessiné en conservant des méandres et en prenant soin de ne pas élargir son lit initial pour maintenir un tirant d’eau suffisant à son auto entretien. Des zones de dépôts ont aussi été recréées pour diversifier les milieux. Enfin des plantations d’arbres ont été réalisées pour assurer un ombrage suffisant qui empêchera les roseaux de coloniser le lit du ruisseau.

Optimiser la largeur de la bande enherbée

Trois types de dispositifs ont été mis en place en mars 2014. Sur une des sorties de drain, un fossé tampon linéaire de 10 m de long a été créé. Sur la deuxième sortie, un système filtrant avec méandres puis bassin de décantation/filtration permet, dans les 10 mètres de large de la bande enherbée, de totaliser un linéaire d’écoulement de 45 mètres. Ceci augmente le temps de séjour dans l’ouvrage et améliore ainsi ses capacités épuratoires. Enfin, la dernière sortie de drain s’écoule via une raquette de diffusion. Il s’agit de laisser l’eau s’écouler dans la zone humide existant en contrebas afin de continuer à l’alimenter tout en profitant de ces potentialités d’épuration.

Il avait été choisi de ne pas végétaliser les systèmes. Depuis leur mise en place, on constate que la végétation s’est bien développée dans les ouvrages, jouant ainsi son rôle d’épuration et de filtration des matières en suspension. Quelques mois après le creusement des ouvrages, on notait également leur colonisation par des œufs de grenouille. Toutefois, les berges du bassin de décantation restent nues et les abords ont été colonisés par les chardons. Il aurait été préférable d’ensemencer les abords avec un mélange prairial afin de limiter ces indésirables.

Ces premiers éléments montrent que des dispositifs rustiques et tenant dans la largeur de la bande enherbée peuvent être mis en place par les exploitants pour solutionner une partie des problématiques liées au drainage. Leur évolution dans le temps, et notamment la fréquence des interventions de curage sur ces ouvrages sera suivie avec attention et fera l’objet d’un retour d’expérience.

Contact: Anne BARTH, consultante. Tél:  03 87 66 12 44. Email : anne.barth@remove-this.moselle.chambagri.fr

Le bassin de décantation

en mars 2014
en novembre 2014

Votre contact

Christophe VELJA

Tél: 03 87 66 01 43

Mail: christophe.velja@remove-this.moselle.chambagri.fr

 

 

En savoir plus

Drainer en préservant la ressource en eau, réglementation et bonnes pratiques

Les travaux de drainage agricole permettent d’assainir les sols en enlevant l’excès d'eau pour la rejeter dans un émissaire. En limitant l’engorgement des sols, le drainage améliore le potentiel agronomique de la parcelle. Il en facilite l’exploitation et     augmente les périodes d’intervention possibles. Réel atout au niveau agricole, le drainage a néanmoins des   impacts sur les milieux aquatiques environnants (cours d’eau récepteur, zones humides). Or, ces milieux assurent des    fonctions importantes : régulation des crues, maintien des berges, épuration des eaux… C’est pourquoi ces travaux sont encadrés par la loi sur l’eau et les milieux aquatiques.  Quelles démarches sont nécessaires et quelles sont les bonnes pratiques à mettre en œuvre ?