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Protéaginaux d'hiver, un atout supplémentaire dans l'assolement

Il est difficile de faire la promotion des pois et des fèveroles d’hiver après la déception de la récolte 2016. Mais de toute façon, il serait difficile de faire la promotion de n’importe quelle culture d’hiver, après la récolte 2016.

Et comme si cela ne suffisait pas, l’année en cours n’a pas fini de nous jouer des tours. Après les excès d’eau du printemps et leurs conséquences dantesques, voilà la sècheresse qui sévit depuis la mi-août. Bilan : on estime que pour le département il manque plus de 30 000 hectares de colza. On bat à nouveau des records !

Dès lors les questions du remplacement de ces « 30 000 ha » se posent. Les agriculteurs semblent avoir opté en majorité pour les céréales, par ordre d’importance le blé d’hiver, l’orge d’hiver et l’orge de printemps. Il reste cependant environ 15 000 hectares à ressemer.

Le conseil, partagé par tous, est d’avoir un maximum de tête de rotation. Cela permet de ne pas bouleverser ses successions de cultures. Cela permet aussi de conserver son potentiel économique pour la récolte 2017, en ayant un maximum de surface en blé assolé qui est la meilleure marge de l’atelier cultures de ventes.

Faites une place aux protéagineux !

Donc dans ce cas de figure, les protéagineux d’hiver ont leur place tout comme les tournesols, maïs, et pois ou féveroles de printemps.

Comme toutes cultures ils ont leurs avantages et leurs inconvénients. On citera pour les avantages :

- un coût de production faible, surtout lorsque les semences peuvent être prélevées,

- un cycle végétatif qui permet des stratégies d’évitement sur de nombreux bio-agresseurs,

- des IFT herbicides fongicides et insecticides moins importants que le colza et les céréales d’hiver,

- les pois d’hiver sont moins sensibles à l’aphanomyce,

- pas d’azote minéral à apporter,

- une date de récolte précoce, le pois d’hiver se récoltant à la même période que les orges d’hiver. Ils sont donc moins sensibles au « coups de chaud » durant la floraison.

- un précédant tout terrain ou presque (on évitera bien entendu de ressemer un protéagineux à sa suite)

Pour autant, les freins au développement de ces cultures existent. La date de semis est tardive. Il faut semer au plus tôt à partir du 25 octobre, à une période où les jours disponibles se font de plus en plus rares. La variabilité des rendements est importante. Ils sont moins résistants aux froids hivernaux que le colza ou les céréales.

Et puis l’expérience de l’année dernière avec un niveau d’attaque exceptionnel, de la maladie bactériose pour les pois d’hiver et du champignon botrytis pour les féveroles d’hiver, ne leur a pas fait une bonne publicité. Pourtant ce sont les conditions climatiques remarquables de l’année qui ont permis l’expression de ces maladies. Plus particulièrement la conjonction :

- de plantes très développées en sortie d’hiver,

- de conditions climatiques (températures douces et humidité) favorables,

- d’un gel fin janvier-début février et des gels tardifs en mars et fin avril,

- de fortes pluviométries continues d’avril à juin,

Quid de 2017 ?

Pour la campagne prochaine et plus particulièrement pour les pois d’hiver l’institut Terres Inovia nous informe qu’« Il n’y a a priori pas d’inquiétudes à avoir par rapport aux semences qui seront utilisées. Si la bactérie est présente, la maladie ne se développera que si un ensemble de conditions climatiques favorables est réuni, ce qui semble être assez exceptionnel. Par ailleurs, il est important de respecter les dates de semis préconisées et de ne pas semer trop tôt. Cela permet en effet d’éviter d’avoir des plantes trop développées en sortie d’hiver. Enfin, rappelons que des densités de semis excessives, encore trop fréquentes, augmentent le risque de développement de l’ascochytose et qu’il faut là encore respecter les préconisations. »

Pour plus de renseignements vous pouvez contacter vos techniciens ou également consulter le site http://www.terresinovia.fr/ .


Contact: Claude RETTEL. Tél: 06 80 45 83 91. Email: claude.rettel@remove-this.moselle.chambagri.fr

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