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Captages

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Mission captage

En septembre 2008, la Chambre d’Agriculture de la Moselle, en partenariat avec le Conseil Général de la Moselle et l’Agence de l’Eau Rhin-Meuse a souhaité aller plus loin dans la démarche de protection de l’eau par la mise en place d’une MISSION CAPTAGE.

Les captages suivis, dits « prioritaires » c’est-à-dire les plus dégradés, ont été retenus à cause d’une teneur en nitrates avoisinant, voir dépassant, la norme maximale réglementaire (50 mg/L) et/ou ayant une teneur en produits phytosanitaires égale ou supérieure à 0.1 µg/L.

Cette MISSION CAPTAGE repose essentiellement sur du conseil individuel et personnalisé auprès des exploitants agricoles concernés.

Ces recommandations portent sur différents domaines tels que la gestion des effluents d’élevage, de la fertilisation azotée, de l’interculture…, mais aussi sur l’utilisation des produits phytosanitaires afin de minimiser les doses.

Bien manipuler ses produits phytosanitaires pour préserver sa santé

En avril dernier la Chambre d’agriculture de la Moselle a organisé une rencontre technique sur la manipulation des produits phytosanitaire au Gaec BREIT, exploitant sur la zone des captages Grenelle du nord thionvillois. Au programme protection de l’utilisateur, manipulation des produits phytosanitaires et réglementation.

Les produits phytosanitaires sont assez couramment employés en agriculture conventionnelle. Les agriculteurs sont sensibles et sensibilisés vis-à-vis de l’impact qu’ils peuvent avoir sur l’environnement. Doses homologuées, cibles, délais avant récolte, zones non traitées, … sont autant de notions que les utilisateurs doivent connaitre.

L’enjeu principal sur les captages Grenelles nord thionvillois reste la diminution des nitrates dans l’eau. Cependant dans le cadre de l’animation menée par la Chambre d’Agriculture la notion « phytosanitaire » n’est pas oubliée.

Lors de cette rencontre technique, c’est surtout la santé de l’agriculteur qui a été mise en avant… car trop souvent négligée, par manque de temps (il faut toujours aller plus vite car les fenêtres d’intervention sont courtes…), ou par méconnaissance des risques.

C’est Christophe Breit associé du GAEC qui a servi de « cobaye » lors de cette rencontre. Parce que le visuel est plus parlant que les beaux discours. Il a été demandé à l’agriculteur de préparer son pulvérisateur comme il en a l’habitude mais avec un bidon contenant du colorant. Le but étant d’identifier les éventuelles contaminations du produit lors du remplissage du pulvérisateur jusqu’à son rinçage.

Bien s’équiper avant tout

Avant de commencer la démonstration, Marc Bordin, conseiller prévention à la Caisse d’Assurances Accidents Agricoles de Moselle a fait un point nécessaire sur les E.P.I (équipement de protection individuelle de l’utilisateur). Gants, masques, lunettes de protection, tablier ou combinaison ont été scruté à la loupe. Facilité ou non d’utilisation, coût et subvention ont été les sujets d’échanges lors de ce moment. A retenir, un EPI mal utilisé peut être dangereux. Ils doivent être stockés en dehors du local phytosanitaire au sec et être régulièrement renouvelés.

Rendre visible l’invisible

C’est au moment du remplissage que l’utilisateur est en contact avec le produit, alors qu’il a sa plus haute concentration. Les participants ont pu visualiser les contaminations par projection de gouttelettes sur la combinaison blanche vêtue par l’agriculteur pour la démonstration. Même en prenant les plus grandes précautions, on ne peut les éviter.

Un moment riche en partage

Lors de cette rencontre chacun a pu s’exprimer sur les difficultés éventuelles qu’ils rencontraient, (quelques exemples : mauvaise ergonomie de certains bidons, incorporateurs mal rincés, cuve de rinçage trop petite) et donner leurs trucs et astuces pour y remédier.

Un investissement qui allie efficacité, sécurité et confort

Cette rencontre technique s’est déroulée au Gaec BREIT qui dispose d’une aire de remplissage équipée d’un phytobac qui permet de gérer les eaux de rinçage du pulvérisateur. Il faut savoir saisir les opportunités. En effet cet investissement a été subventionné en partie par le PVE (Plan Végétal pour l’Environnement) qui n’existe plus. Il a été remplacé aujourd’hui par le PCAE (Plan de Compétitivité et d’Adaptation des Exploitations Agricoles). Ces dispositifs permettent d’apporter une aide financière à différents projets : aire de remplissage, désherbage mécanique, etc… 

Une matinée de partage riche de conseils pratiques et de prise de conscience. Il est très facile de prendre de mauvaises habitudes par répétitivité de l’action, c’est humain. Quelques piqûres de rappels sont parfois nécessaires : la santé doit être préservée, elle est vitale. Chaque participant est reparti avec de bonnes résolutions et des projets à mettre bien sûr en application sur leurs exploitations.

 Contact: Sarah KLINKENBERG. Tél: 03 87 66 12 44. Email: sarah.klinkenberg@remove-this.moselle.chambagri.fr

 

 

Votre contact

Alice ALBERT

Tél: 03 87 66 12 44

Mail: alice.albert@remove-this.moselle.chambagri.fr